Rien n’a été laissé au hasard. Dans le domaine industriel, la Région s’appuie désormais sur les PRIDES, Pôles régionaux d’innovation et de développement économique solidaire « ils rassemblent des entreprises intervenant dans un même secteur d’activité en les incitant à coopérer et à mutualiser leurs ressources pour résister à la crise ». Elle mise également sur une politique de grands équipements, indispensable à l’échelle d’un territoire qui doit régulièrement faire face aux inondations, aux incendies, aux crues et parfois même aux tremblements de terre.
« Nous multiplions les assises, les états généraux et les rencontres pour conforter l’identité régionale », renchérit Michel Vauzelle qui préside, par ailleurs, une commission rassemblant les 50 régions méditerranéennes du sud de l’Europe, après avoir créé, en 2006, l’Eurorégion Alpes-Méditerranée. Elle regroupe cinq régions françaises et italiennes, la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la Ligurie, le Piémont, la Vallée d’Aoste et la région Rhône-Alpes. L’union a été scellée par un destin commun et un axe géographique cohérent. Sa création a permis de peser sur les institutions européennes et de mettre au point des actions d’envergure.
L’exécutif peut se targuer d’avoir obtenu des résultats plus qu’encourageants en matière de transports et d’environnement. Cette politique s’est exprimée avec force dans les lycées et les Centres de formation pour adultes (CFA). « De la construction au fonctionnement, en passant par le choix des équipements, ces établissements sont respectueux du cadre de vie et de l’environnement» détaille Michel Vauzelle. « Tout cela s’est fait en concertation avec nos alliés naturels, des verts aux communistes. » Cette unité permettra d’amplifier les efforts déployés dans le domaine du développement durable, en commençant par les transports ferroviaires régionaux. « Nous sommes non seulement comptables des valeurs de gauche, mais aussi des principes républicains », renchérit l’édile socialiste. D’où la prise en charge, par la Région, des équipements des apprentis, comme leurs caisses à outils, ou de l’aide au logement allouée aux étudiants.
La solidarité se traduit sous toutes ses formes. Ainsi, la Région a-t-elle également favorisé le développement des associations dans les quartiers nord et populaires de Marseille. Elle soutient également les départements isolés. « Nous sommes parvenus à transcender les clivages pour toucher un public populaire, progressiste, républicain, sensible à la concertation que nous favorisons.»