mar 13 2011
Toulon : y a-t-il des candidats “UMP” aux cantonales ?
Mercredi 2 mars, François Hollande, venu à Toulon soutenir les candidats socialistes aux cantonales, a été écouté et applaudi par près de 800 personnes au palais Neptune. Il s’est étonné de ne pas avoir rencontré un candidat UMP dans la France entière. “Si Nicolas Sarkozy était un bon président, ses partisans s’en revendiqueraient. Si l’UMP était un parti populaire, les candidats de droite s’en réclameraient” a-t-il pointé.
Le même soir, Hubert Falco venu soutenir “ses” candidats dans le 2ème canton, a confirmé que la droite toulonnaise avait la même difficulté qu’ailleurs à se revendiquer de l’UMP. Le maire a ainsi courageusement proclamé “Notre étiquette politique, c’est Toulon“.
Nous retiendrons que la sécurité est avec la proximité et la légitimité (la légitimité on l’acquiert éventuellement avec l’élection, pas avant !), un des mots d’ordre des candidats aux cantonales de la majorité municipale, départementale et intercommunale UMP. C’est surprenant pour deux raisons. La première parce que la sécurité n’est pas une compétence départementale. La seconde, parce que depuis 2002, la droite a échoué à protéger les Français, notamment les plus fragiles, face à l’insécurité. Elle a supprimé de nombreux postes de policiers et de gendarmes et les budgets consacrés à la sécurité publique sont constamment en baisse face à une criminalité toujours en hausse.
S’il existe effectivement dans notre pays un problème lié à la petite et à la moyenne délinquance qu’il faut impérativement traiter notamment parce que l’insécurité frappe d’abord les plus modestes d’entre nous, nous considérons, nous socialistes, que les problèmes sociaux, économiques et la discrimination constituent le terreau sur lequel la délinquance se développe. Il convient ainsi de tout faire pour éviter d’avoir ensuite à assurer la répression.
Prenons un exemple concret. A Toulon, nous manquons de logements et de logements sociaux en particulier. Le journal Libération a d’ailleurs publié le 20 décembre dernier un classement des villes de plus de 30 000 habitants, selon le critère du taux de logements sociaux. Parmi les cancres, on trouve Toulon avec 14.3% au lieu des 20% imposés par la loi SRU.
Dans notre ville, parce qu’on ne construit pas assez de logements à loyer modéré, l’accession à la propriété est désormais hors de portée de nombreux ménages.
Il n’est pas rare que des familles consacrent plus de 40% de leur budget à se loger. Le reste à vivre est alors bien faible. Les difficultés économiques et les difficultés sociales se cumulent et font que les ménages qui les subissent ont souvent bien du mal à assurer l’éducation et le bien être de leurs enfants. La perte de repères familiaux provoquent fréquemment chez eux des difficultés scolaires et comportementales.
Les familles monoparentales, en augmentation constante, sont particulièrement vulnérables. Une mère qui élève seule ses enfants est très souvent en CDD, intérim, emploi aidé et lorsqu’elle se voit imposer un temps de travail fractionné, elle a du mal, en raison de ses horaires atypiques, à trouver des modes de garde adaptés. Même après avoir bénéficié des transferts sociaux, elle vit bien souvent sous le seuil de pauvreté et a néanmoins du mal à accéder à un logement social qui corresponde à ses ressources.
A Toulon, le déficit en logement sociaux résulte d’une (absence de) volonté politique.
Les contraintes budgétaires du Conseil général du Var et son endettement record le conduisent en outre à réduire les actions de prévention et d’accompagnement des familles :
- réduction des actions de soutien à la parentalité,
- réduction des budgets permettant de favoriser le maintien des liens familiaux,
- réduction des budgets destinés au suivi psychologique des enfants.
Chômage, précarité, insécurité, régression du pouvoir d’achat, diminution des retraites, avenir des enfants compromis : faut-il se résigner ? Non !
Les 20 et 27 mars prochains, vous choisirez les hommes et les femmes chargés de diriger vos départements. Les conseiller(e)s généraux(les) socialistes se mobiliseront pour l’emploi, le développement économique, la justice sociale et le développement des services publics de proximité comme l’éducation ou la santé. Nos départements de gauche agissent pour vous malgré le désengagement de l’Etat qui pénalise nos territoires. Les socialistes proposent et s’engagent sur un contrat “pour des départements qui protègent et agissent pour l’avenir” fixant les priorités de notre action pour le mandat à venir.
HD






