déc 16 2008
Education populaire
Le Président de la République proclamait le 28 juin dernier « La France a besoin de l’Education populaire (…) On soutiendra l’Education populaire de façon totale. ».
En complète contradiction avec ces propos, son gouvernement vient de programmer, sur deux ans, un désengagement financier massif de l’Etat en faveur des associations d’Education populaire.
Les choix gouvernementaux auront, compte tenu de leur brutalité, des conséquences lourdes sur ces associations déjà très fragilisées par les précédents arbitrages budgétaires. Ils vont conduire à :
- la disparition de nombreux loisirs éducatifs et de vacances collectives,
- la disparition d’actions éducatives scolaires et péri-scolaires,
- la disparition d’actions culturelles,
- la disparition de formations d’animateurs et responsables volontaires ou bénévoles,
- la disparition d’actions éducatives à la citoyenneté, au développement durable,
- la disparition de certaines aides au logement,
- la disparition d’un projet et de valeurs (formation globale permanente, coéducation tout au long de la vie…) hérités du siècle des Lumières.
Ces mesures menacent de nombreux emplois associatifs, à Toulon et sur le département.
Au moment où ce même gouvernement envisage de réduire l’âge de la responsabilité pénale à 12 ans, la section de Toulon du Parti socialiste invite fermement les élus et acteurs locaux, plutôt que de considérer les jeunes comme des adultes et de consacrer toujours moins pour eux, à conduire une politique ambitieuse et volontariste, afin :
- les aider à devenir citoyens et à s’insérer dans une société à laquelle ils accèdent malheureusement de plus en plus tard,
- d’accompagner et de soutenir leurs pratiques artistiques et culturelles,
- de favoriser leur engagement dans des projets culturels, humanitaires, sociaux, sportifs et économiques.
Une société qui oublie sa jeunesse n’a pas d’avenir !




