Thierry Repentin, conseiller de François Hollande, répondra à vos questions sur les propositions de François Hollande concernant le logement: lutte contre la spéculation immobilière, solutions pour produire plus de logements, pénalisation des communes qui refusent le logement social, etc. Les questions et réponses seront simultanément traduites en langue des signes. La discussion, en direct et en vidéo depuis le siège de campagne, commence dés 19h15.
La crise du logement touche un nombre croissant de Français. Les dépenses de logement s’alourdissent pour un grand nombre de Français et deviennent insupportables pour beaucoup. L’effort pour se loger consacré par un ménage peut atteindre 50 % des revenus dans le parc privé. L’accès à un logement décent et abordable devient de plus en plus difficile : jeunes, étudiants, familles qui s’agrandissent ou divorcent, foyers aux revenus modestes, personnes âgées sans compter les plus démunis. Désormais même les classes moyennes sont concernées. Les politiques d’accès au patrimoine via la propriété immobilière n’ont fait qu’accentuer les inégalités, une véritable fracture générationnelle est en train de se dessiner avec un nombre important de jeunes ménages qui renoncent à acquérir leur logement. Lire la suite…
Claude Bérit-Débat : “Il existe désormais une France de la précarité, sur laquelle la Fondation Abbé Pierre jette une lumière glaçante. Le mal-logement met en cause notre pacte républicain.
Quand supprimerez-vous des aides fiscales à la construction qui ne bénéficient qu’aux plus riches ? Quand allez-vous lutter contre les marchands de sommeil ? Quand imposerez-vous dans tous les programmes au moins 30 % de logements à prix accessibles ?“
La Fondation Abbé Pierre a présenté aujourd’hui son rapport annuel sur le mal-logement.
Le rapport confirme que le marché foncier et immobilier est totalement déconnecté des revenus d’une partie de plus en plus large des ménages. Si les plus vulnérables de nos concitoyens sont touchés de plein fouet, les couches moyennes sont de moins en moins épargnées.
Alors que le gouvernement actuel se désengage de l’investissement public sur le logement, au nom de la rigueur budgétaire mais également par choix idéologique, le Parti socialiste se félicite que les propositions de la Fondation Abbé Pierre aillent dans le même sens que les siennes : celui d’une politique publique volontariste qui permettra de réguler le marché foncier et immobilier et d’avancer vers le effectif droit au logement.
Une autre politique du logement est possible. Elle exige une forte volonté politique et publique pour :
· Construire 150 000 logements sociaux par an,
· intervenir sur la fiscalité et le foncier pour mobiliser les terrains constructibles et enrayer la
spéculation sur le sol,
· réguler le marché en encadrant par exemple les loyers lors de la relocation,
· mettre fin aux mécanismes de défiscalisation sans contreparties sociales fortes,
· soutenir la production de logement très social (PLAI) et social (PLUS),
· renforcer la loi SRU et s’assurer de son application sur l’ensemble du territoire.
Nathalie Perrin-Gilbert
Secrétaire nationale du PS au logement
Dans ce seizième rapport sur l’état du mal-logement en France, la Fondation Abbé Pierre dresse un état des lieux bien sombre, appelant chacun à s’interroger sur les limites des politiques du logement conduites actuellement.
Des politiques qui s’affranchissent d’une nécessaire remise en cause de leurs objectifs et de leurs modalités d’intervention, alors que la situation du logement est aggravée par une crise économico-financière aux conséquences sociales inquiétantes.
Ce contexte, d’une indignité qui renvoie à l’appel de l’abbé Pierre, pousse la Fondation à interpeller les pouvoir publics afin qu’ils mettent enfin le logement au cœur de leurs priorités politiques et au cœur du débat de la campagne présidentielle 2012, afin de proposer une réponse à la hauteur de la situation décryptée dans ce rapport.
Ce rapport est noir, mais pas désespéré. Il s’achève ainsi par des propositions permettant de réactiver l’action publique. Et le carton rouge au mal-logement est un signal d’alarme qui marque la limite de l’inacceptable et invite à repartir de l’avant plutôt qu’à baisser les bras.
La France va fêter les 10 ans de la loi Solidarité et renouvellement urbains, promulguée le 13 décembre 2000. Cette grande loi mise en place par la gauche a permis la construction de nombreux logements sociaux et de garantir un peu plus de mixité sociale dans nos villes, malgré les résistances inacceptables de certaines communes. Mais depuis 8 ans, l’Etat ne cesse de se désengager de la politique du logement laissant les Français subir au quotidien les aléas du marché de l’immobilier et confrontés à de graves difficultés pour se loger. La loi SRU, qui prévoit 20% de logement social dans les communes de plus de 3500 habitants, n’est pas mise en œuvre et les sanctions prévues en direction des communes défaillantes ne sont pas appliquées. Le résultat est connu : la part des dépenses de logement pour les Français ne cesse d’augmenter ce qui ponctionne lourdement leur pouvoir d’achat, rend le logement de plus en plus difficile d’accès et renforce la ségrégation sociale. 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement et les France compte 3 millions de mal-logés selon la dernière enquête de la Fondation Abbé Pierre.
Tous les jours, les Français constatent l’inefficacité et l’injustice de la politique de la droite.
Christine Lagarde a confirmé la suppression dès 2011 du crédit d’impôt sur les intérêts des prêts souscrits pour l’achat d’une résidence principale.
Il était temps… Le Parti socialiste a toujours dénoncé cette mesure phare du bouclier fiscal du candidat Sarkozy, la jugeant coûteuse, inefficace et inégalitaire. En 2010, cette mesure coûtera 1,5 milliard d’euros sans avoir significativement contribué à la décision d’achat de logement par les ménages.
Mais cette mesure ne sera une bonne mesure que si le milliard et demi d’euros de recettes qui sera ainsi économisé en 2011 reste bien dans le budget du secrétaire d’Etat au logement… Or rien n’est moins sûr et peut-être assiste-t-on là, une fois de plus, à un dépouillage de la politique nationale du logement…
Le gouvernement va supprimer le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier, annonce la ministre de l’économie, Christine Lagarde, dans une interview aux Echos à paraître mercredi 4 août. La ministre promet par ailleurs de mettre en place dès 2011 un “outil unique” pour l’accession à la propriété.