Les mesures décidées par la France contre les Roms en situation irrégulière sont «pleinement conformes aux règles européennes», a déclaré mercredi le Quai d’Orsay, appelant la Commission européenne à collaborer à la réinsertion dans leur pays d’origine.
Le porte-parole de la commissaire européenne chargée de la Justice et des droits fondamentaux des citoyens européens, Viviane Reding, avait jugé que la France « devait respecter les règles concernant la liberté de circulation et la liberté d’établissement » des citoyens européens.
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Les gouvernements européens ont taillé à la hache jeudi dans le projet de budget de l’UE présenté par la Commission pour 2011, réduisant de 3,6 milliards d’euros les dépenses prévues pour l’agriculture, la croissance et l’administration. Leur proposition prévoit 126,5 milliards d’euros pour les dépenses, soit une réduction des prétentions de la Commission de 3,6 milliards d’euros, et 141,7 milliards d’euros en crédits d’engagements, soit 787,8 millions de moins.
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La Commission va présenter fin septembre des propositions pour réduire les contributions des Etats au budget de l’Union européenne grâce à une réduction des dépenses et de nouvelles recettes, notamment un impôt européen, a annoncé lundi un de ses porte-parole.
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Le projet de loi de finances rectificative examiné lundi soir prochain entérine le mécanisme d’assistance aux pays de la zone euro, appelé Fonds européen de stabilité financière.
A la suite de l’accord conclu au sein du Conseil de l’Union européenne du 9 mai est mis en place un processus de stabilisation par le biais d’un organisme créé pour l’occasion. Celui-ci bénéficiera de la garantie des seize États de la zone euro pour un montant de 440 milliards d’euros, en fonction de la participation de chacun dans le capital de la Banque centrale européenne. L’engagement de la France atteint 111 milliards d’euros. C’est donc cette garantie que le Parlement s’apprête à voter, et non la levée effective de ces fonds.
Le Manifeste des partis socialistes européens prévoyait ce genre d’aide pour les pays européens en difficulté. Il aura malheureusement fallu une crise et l’asphyxie de la Grèce pour comprendre qu’on avait besoin de mécanismes de solidarité.
Les députés SRC voteront ce texte, tout en rappelant que ces mesures ont vocation à être permanentes mais à n’être actionnées qu’à titre transitoire.
Pour poursuivre le débat, le Groupe recevra mercredi Angelika Schwall-Düren, députée allemande, vice-présidente du SPD chargée des affaires européennes.
C’est le 9 mai 1950 que Robert Schuman proposa la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier.
Dans son discours prononcé au Quai d’Orsay, l’ancien ministre des Affaires étrangères tendait ainsi la main de la réconciliation à l’Allemagne.
60 ans plus tard, l’UE se retrouve malmenée par la crise grecque au point que l’un de ses projets phares, l’euro, vacille. Un anniversaire au goût amer sur fond de montée de l’euroscepticisme.
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Tribune publiée dans le journal Le Monde, le mercredi 5 mai 2010
Plus de deux années de négociations mobilisant la gauche européenne, l’ensemble des syndicats et le monde associatif ont été nécessaires à la modification en profondeur de la directive Services de 2004, dite « Bolkestein », proposée initialement par la Commission européenne. Le texte obtenu au terme de ce long travail consacrait notamment la suppression du fameux principe du pays d’origine, l’assurance que la directive ne toucherait en aucun cas le droit du travail des Etats membres, et l’exclusion d’un certain nombre de services comme la santé et les services sociaux ;
Or, le gouvernement français a remis en cause les garanties figurant dans cet accord de décembre 2006, lors de l’ultime phase de transposition en droit national, actuellement sur le point de s’achever. Ce choix politique est un acte isolé en Europe dans la mesure où l’écrasante majorité des autres Etats membres de l’Union ont adopté une conception large des services sociaux exclus du champ de la directive.
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Les différences entre pays mettent en évidence des modèles sociaux selon certains critères sociaux. Le site “clés du social” qui propose sur le champ du social des informations et des réactions sur l’actualité, une documentation sur la France et l’Europe, des argumentaires et des synthèses, met en exergue quelques chiffres et classements, des résultats peu glorieux pour notre Pays qui devraient atténuer les discours glorifiant le modèle social français.
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Il faut aider la Grèce : le groupe Socialiste, Radical et Citoyen de l’Assemblée nationale votera le plan d’aide à la Grèce
« Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! » écrivait Victor Hugo : aider la Grèce, c’est nous aider nous-mêmes. C’est aussi aider l’Europe à dépasser les égoïsmes nationaux qui ont rendu jusqu’à présent son action illisible et peu efficace face à la crise mondiale et à ses retombées sur les Etats membres de l’Union. Il n’est pas acceptable de laisser le FMI se porter seul au secours de la Grèce. La solidarité européenne doit s’exercer à chaque fois qu’un de ses membres est pris à la gorge. C’est dans cet esprit que le groupe Socialiste, Radical et Citoyen votera le collectif budgétaire destiné au plan de sauvetage de la Grèce et qui est discuté cette semaine par la représentation nationale.
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L’Union européenne n’a jamais été si mal en point. Elle semble certes prête à passer le test grec, mais les risques qui se profilent à l’horizon augurent mal pour les mois qui viennent.
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Le Parti socialiste déplore l’attitude de l’Europe dans la crise financière qui touche la Grèce et qui fait souffler un grand vent d’inquiétude sur la zone euro.
L’Union européenne a trop tardé à réagir. L’impuissance du moteur franco-allemand est palpable. L’inefficacité de la Commission européenne est dommageable. Surtout, la montée des égoïsmes est redoutable pour l’avenir de l’Europe. Si cette crise des finances publiques n’est pas arrêtée, c’est toute l’Europe qui va subir une deuxième crise financière très grave. Il faut que les européens comprennent qu’en aidant un État membre, aujourd’hui la Grèce, c’est l’ensemble de la zone euro qu’ils vont aider.
Il faut faire vite clair et fort pour bloquer la spéculation des marchés qui ont l’impudence de jouer contre les États qui se sont endettés pour les sauver.
Il faut tirer les leçons de la crise de l’euro en imposant des politiques de coopération et un gouvernement économique à l’échelle de l’Union européenne.
Le PSE et le Parti socialiste, dès le début de la crise, ont demandé l’urgence et proposé des modalités de protection de la zone euro par l’application et l’extension de l’article 122 du Traité de Lisbonne. Ils considèrent qu’on ne peut concevoir la solidarité comme un élément de dernier recours.
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et à l’International
Michel Sapin, Secrétaire national à l’économie