Le conseil communautaire de TPM a validé, samedi 19 décembre, le Programme Local de l’Habitat (PLH) sur ses douze communes adhérentes, pour la période 2010-2015.
Marc Vuillemot, le Maire socialiste de La Seyne, après avoir pointé le manque d’ambition du programme, a pris la décision de s’abstenir sur la délibération. Il a demandé que le PLH puisse être amendé en fonction de l’évolution des besoins, ce qui a été accepté.
Comment le Président de TPM, Hubert Falco, et sa majorité peuvent-ils se prétendre déterminés à favoriser le développement économique de l’agglomération toulonnaise alors qu’ils se refusent à conduire des politiques affirmées en direction du logement, des transports collectifs et de l’Université ?
Privilégier le fond plutôt que la forme impose de se poser ces quelques questions : quelles entreprises soutenir, quelles perspectives d’emplois envisager, quelles filières de formation professionnelle développer en lien avec le pôle de compétitivité ?
La population de l’agglomération est structurellement pauvre et le PLH ne prend pas en compte cette simple donnée objective. 39 % de ses habitants gagnent moins de 900 euros par mois et 50% sont éligibles au logement social.
Sans avoir une vision dogmatique de l’habitat social, il convient de le promouvoir tout en étant innovant. L’absence de logements accessibles aux personnes défavorisées c’est tout simplement pas de travail, pas de famille, pas de vie, pas d’avenir.
La section de Toulon du Parti socialiste demande que l’effort communautaire en direction de l’habitat soit reconsidéré au plus vite afin d’être à même :
- d’accompagner les projets économiques et les opérations de renouvellement urbain,
- d’assurer le recentrage du développement sur Toulon intra-muros,
- de rétablir une offre spécifique adaptée aux évolutions démographiques et aux demandes sociales,
- d’eradiquer l’habitat indécent.
Elle demande aussi qu’un nouveau mode de gouvernance s’instaure à TPM. Que les décisions n’y soient plus prises de façon unilatérale, mais dans la concertation. Que les réalités propres à tous les territoires soient prises en compte. Que chaque élu de l’agglomération puisse donner son avis, qu’il soit écouté et entendu.
Laurent Pozzi-Pasquier