“Le changement, c’est maintenant” déclare François Hollande, présentant ses vœux aux Français, quelques heures avant que nous basculions en 2012, année de l’élection présidentielle.
“L’année 2012, si vous me donnez votre confiance, sera celle de la réforme fiscale, de la justice sociale - sur les retraites, la santé - de la justice entre les territoires. La justice, l’égalité sont les conditions pour que l’effort soit consenti” explique le candidat qui forme le voeu “que l’année 2012 soit celle d’une grande mobilisation autour d’une belle cause : la jeunesse”.
François Hollande : “2012, l’année du changement” par francoishollande
Après le “travailler plus pour gagner plus” qui a contribué à détruire des emplois en France, le gouvernement préconise le “travailler moins pour gagner moins” qui contribuerait à réduire significativement le niveau des salaires.
Les dernières statistiques du chômage, comme les résultats de l’étude Tendreo sur l’emploi industriel en France, témoignent de l’échec de la politique conduite par Nicolas Sarkozy depuis 5 ans : 800 entreprises et 450 000 emplois industriels ont été détruits. Le financement à grand renfort d’argent public des heures supplémentaires aura contribué à accroître les déficits et à aggraver la situation de l’emploi. Là où l’Allemagne a mobilisé 1,7 milliard d euros pour financer utilement du chômage partiel et réduire la pression qui pèse sur l’emploi dans la crise, le gouvernement français en aura dépensé quatre fois plus, en pure perte, pour financer les heures supplémentaires.
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En mai 2007, lors de l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, 3 231 500 personnes étaient inscrites à Pôle emploi ; aujourd’hui, on en compte 4 244 800 (A,B,C).
Derrière les effets de manche, derrière les coups politiques - personne n’est dupe des visées électoralistes du “sommet pour l’emploi”: il est temps de s’en préoccuper à 4 mois de l’élection présidentielle ! - voilà le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy : un million de demandeurs d’emploi supplémentaires en une mandature !
M. Sarkozy porte une responsabilité énorme dans cette dégradation continue, qui ne semble pas devoir s’arrêter selon les prévisions qui voient la France en récession dès la fin 2011. Cadeaux fiscaux, subventions aux heures supplémentaires, plans d’austérité, baisse du budget de l’emploi, compression du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires par la création de taxes et prélèvements nouveaux, refus de mettre en place un véritable plan de relance : le gouvernement mène une politique qui ne peut que conduire à la hausse du nombre de demandeurs d’emploi et à l’atonie de la croissance. La politique voulue par M. Sarkozy est en échec, il est grand temps d’en changer.
Avec François Hollande, la France retrouvera le chemin de la croissance et de l’emploi. L’emploi sera la priorité, avec la mise en place d’une politique économique basée sur une industrie ambitieuse qui renouera avec l’innovation, basée également sur une meilleure protection de l’emploi des Français et en faisant de la jeunesse une grande ambition. Au niveau européen, il faut d’urgence autoriser la BCE à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort pour mettre fin aux tensions sur les dettes, et mettre en place sans délai la taxe sur les transactions financières et un gouvernement économique pour remettre l’Europe sur le chemin de la croissance.
Alain Vidalies
Secrétaire national du PS au travail et à l’emploi
La situation de la France ne cessant de se dégrader, avez-vous toujours envie d’en devenir le président ?
C’est une raison supplémentaire de vouloir servir mon pays. Jamais une élection présidentielle ne s’est présentée dans un contexte aussi dégradé sur le plan économique et financier. Jamais la gauche n’a été aussi près du pouvoir, ni aussi consciente, si les Français lui font confiance, d’avoir à conduire une tâche de redressement aussi exigeante. Je m’y étais préparé depuis de longs mois, et j’ai toujours su que la crise allait durer faute d’être maîtrisée par l’équipe sortante. C’est hélas le cas.
Depuis votre victoire à la primaire, on vous reproche votre manque d’autorité.
Ce sont les mêmes qui pensaient aussi que je ne serais pas candidat aux primaires, puis que je ne serais pas désigné. Je les laisse dire. J’ai déjà démontré ma fermeté en tenant bon sur la responsabilité budgétaire, sur la politique énergétique, sur les retraites, sur ma conception des institutions. Les Français sortent de cinq ans de présidence autoritaire. Ils ont été choqués par son absence de résultat et par la brutalité de la méthode. Ils veulent un Président qui décide, qui ait la hauteur de vue nécessaire, la clarté dans les convictions, mais qui concerte, dialogue, respecte, entend. C’est ce que je représente.
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“Je veux dire à ce qui peuvent voter de s’inscrire sur les listes électorales”. C’est par ces mots que François Hollande a expliqué sa démarche, le 20 décembre, accompagnant les jeunes socialistes et leur caravane à Mantes-la-Jolie pour promouvoir l’inscription sur les listes électorales.
“Je regrette qu’il n’y ait pas eu de campagne d’information du gouvernement” a indiqué le candidat à l’élection présidentielle, ajoutant qu’ “encore beaucoup de jeunes pensent qu’ils sont automatiquement inscrits sur les listes. Je suis là pour leur dire qu’il faut en faire la démarche. Je viens voir les “oubliés”. Moi, je ne les oublierai pas”.
Déplacement de François Hollande à Mantes-la-Jolie par PartiSocialiste
François Hollande a visité, le 19 décembre, les chantiers navals de Saint Nazaire, avant de rencontrer les salariés d’ « Espace » et d’Airbus.
François Hollande : “Je serai le président du… par PartiSocialiste
Après Bruxelles et Berlin, François Hollande continue ses visites en Europe. En visite à Rome, où il rencontre la gauche italienne et face à l’aggravation de la crise en France, François Hollande a dénoncé le «triple échec de Nicolas Sarkozy». «Pour l’instant il y a un triple échec de Nicolas Sarkozy: échec par rapport à l’obligation de croissance, nous sommes en récession, échec par rapport à l’objectif de réduire le chômage, échec par rapport à la réduction des déficits», a expliqué François Hollande au siège du Parti démocrate italien, à Rome où il a rencontré une délégation de Français vivant en Italie.
«Les objectifs de réduction de déficits ne pourront pas être atteints et dans 5 mois il y aura un troisième plan de rigueur», prévient François Hollande.
Compte tenu de cette situation, «je préfère le dire aux Français, c’est la vérité que je leur dois: nous ne pourrons pas tout promettre. C’est la raison pour laquelle j’ai hiérarchisé les priorités», avec en tête celle de «la jeunesse», a déclaré le candidat. Selon lui, «il n’y aura de redresssement possible que s’il y a plus de production” par “la réindustrialisation et plus de justice sociale». Il a également dénoncé l’inefficacité de la politique européenne actuellement à l’oeuvre : depuis des mois, les sommets européens, c’est “toujours trop peu et trop tard”. Dans une interview au grand quotidien la Repubblica, il a ainsi évoqué les erreurs du pacte Sarkozy-Merkel.
Déplacement de François Hollande à Rome par PartiSocialiste
Vendredi 16 décembre, François Hollande a développé, dans une tribune publiée sur lemonde.fr, sa vision de l’Europe et ses propositions pour sortir de la crise.
L’Union européenne affronte la plus grave crise de son existence. Elle tient moins à la force des marchés qui menace la zone euro, qu’à la faiblesse de la gouvernance politique pour la conjurer.
Le 9 décembre, le compromis de Bruxelles à l’occasion du 16e sommet européen depuis le déclenchement de la défaillance grecque en a été une nouvelle illustration. Je partage la nécessité d’ adresser de nouveaux signes de crédibilité par des procédures de contrôle des engagements budgétaires des Etats. Mais je constate que la proclamation d’un nouveau traité n’a pas permis de restaurer le calme sur les marchés et d’instaurer la confiance chez les citoyens. Car cet accord n’a été capable ni de répondre à l’urgence, ni de relancer l’Europe.
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