Communiqué de Jean-Marc AYRAULT, président du groupe socialiste, radical et citoyen à l’Assemblée nationale
La répression sanglante qu’organise le régime du colonel Khadafi contre le soulèvement pacifique de son peuple est un crime que la communauté internationale ne peut laisser impuni. Il est urgent qu’elle se mobilise pour aider les Libyens à se défaire de cette dictature.
Comment la France a-t-elle pu depuis trois ans dérouler le tapis rouge à ce dictateur qui viole les droits de son peuple et la légalité internationale ? Comment des ministres du gouvernement peuvent-ils entretenir d’étroites relations d’amitié avec son régime ?
Ces accointances témoignent du naufrage de notre diplomatie face au grand mouvement démocratique qui parcourt le monde arabe et musulman. Entre une ministre des Affaires étrangères qui ne peut plus se rendre en Tunisie ou un ambassadeur obligé de présenter ses excuses, la France n’a plus de voix.
Pierre Costa - candidat Europe Ecologie - Les Verts / Parti Occitan avec le soutien du PS sur le canton de Toulon 9 - organise une réunion publique “Transport et Santé” lundi 21 février à 19h00, au restaurant l’Abricot situé au 655 avenue du Colonel Picot.
Au nom du groupe socialiste du Sénat, Richard YUNG, sénateur représentant les Français établis hors de France, Jean-Pierre SUEUR, sénateur du Loiret, et Alain ANZIANI, sénateur de la Gironde, s’insurgent contre la réintroduction à l’Assemblée nationale, dans le projet de loi relatif à l’immigration, des mesures inacceptables qui avaient été supprimées au Sénat : extension des motifs de déchéance de la nationalité française ; remise en cause du droit au séjour pour les étrangers atteints de pathologies graves ; allongement du délai de saisine du juge des libertés et de la détention pour la prolongation de la rétention ; etc.
Ils s’élèvent également contre la suppression de dispositions importantes qui avaient été introduites à l’initiative du groupe socialiste du Sénat : simplification de la procédure de renouvellement des titres d’identité ; introduction d’un recours suspensif contre les arrêtés de reconduite pris dans le cadre de la procédure dite « Dublin II » ; etc.
Le Gouvernement et les députés de la majorité n’ont eu aucun scrupule à balayer du revers de la main tout le travail effectué par le Sénat lors de la première lecture du projet de loi. Cette façon de procéder témoigne d’un véritable mépris pour la Haute assemblée.
Les sénateurs socialistes dénoncent l’obstination du Gouvernement à vouloir faire adopter par le Parlement des dispositions contraires à notre Etat de droit et dont le seul objectif est de faire perdurer la campagne de stigmatisation engagée par Nicolas Sarkozy tendant à présenter les étrangers comme une menace et à faire l’amalgame entre immigration et insécurité, au mépris des valeurs les plus fondamentales de notre République.
Le gouvernement a une obsession : faire comprendre aux français qu’ils coûtent trop cher et qu’ils ne travaillent pas assez. Pour cela tous les moyens sont bons, notamment l’utilisation de chiffres qui ne traduisent absolument pas la réalité. Et pour cause, pour connaître le coût du travail en France dans le cadre de l’évaluation de notre compétitivité par rapport à celle des Allemands, Eric Besson a chargé le « Centre d’observation économique et de recherche pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises », cabinet de conseil proche du patronat et peu enclin à contredire le discours du Medef, de lui remettre un rapport sur la question.
Le rapport remis au gouvernement utilise des analyses de l’Insee qui faisaient apparaître un coût du travail Français nettement plus élevé que celui des Allemands (jusqu’à 4 euros d’écart dans l’industrie) envoyées à Eurostat fin 2010. Alors que dès le 21 janvier 2011 une erreur majeure de calcul avait été décelée et qu’Eurostat ne prenait plus en compte ces données concernant la France, ce que l’institut de la statistique avait elle même convenu, ce rapport a malgré tout été publié. Alors qu’il était pertinemment conscient que l’erreur de calcul faussait radicalement le rapport de compétitivité entre la France et l’Allemagne (la nouvelle méthode de calcul devant témoigner d’un niveau relativement proche entre les deux pays), le gouvernement a préféré donner une large couverture médiatique à ce rapport en expliquant sans vergogne que les Français n’étaient pas assez compétitifs.
Avec une telle sous-estimation retenue dans un rapport diffusé massivement par le gouvernement et repris largement dans la presse, à un moment où le gouvernement connaissait le caractère caduque des chiffres qu’il utilisait, le Parti socialiste ne peut que dénoncer ce qui s’apparente à une regrettable tentative de manipulation de l’opinion publique.
Le Parti socialiste appelle le gouvernement à se féliciter de la bonne productivité horaire des salariés français au lieu de sans cesse nier cette réalité dans le seul but de pouvoir appliquer son programme d’austérité salariale et de baisse des cotisations patronales.
Alain Vidalies
Secrétaire national du PS au travail et à l’emploi
La crise du logement touche un nombre croissant de Français. Les dépenses de logement s’alourdissent pour un grand nombre de Français et deviennent insupportables pour beaucoup. L’effort pour se loger consacré par un ménage peut atteindre 50 % des revenus dans le parc privé. L’accès à un logement décent et abordable devient de plus en plus difficile : jeunes, étudiants, familles qui s’agrandissent ou divorcent, foyers aux revenus modestes, personnes âgées sans compter les plus démunis. Désormais même les classes moyennes sont concernées. Les politiques d’accès au patrimoine via la propriété immobilière n’ont fait qu’accentuer les inégalités, une véritable fracture générationnelle est en train de se dessiner avec un nombre important de jeunes ménages qui renoncent à acquérir leur logement. Lire la suite…
Différentes menaces pèsent aujourd’hui sur la libre utilisation d’Internet : restrictions dans l’accès aux contenus à des fins commerciales, ou encore filtrage sans aucun contrôle judiciaire… Internet est un bien commun dont l’universalité et l’absence de modèle prédéfini ont permis des innovations sans précédent et des progrès considérables pour les libertés. Pour garantir aux internautes de continuer à recevoir et distribuer l’information de leur choix, le Groupe socialiste, radical et citoyen propose d’inscrire le principe de la neutralité du Net dans la loi. Si le Net ne doit pas se transformer en une vaste galerie marchande, ce n’est pas non plus une zone de non-droit. Les contenus et les comportements les plus odieux doivent être fermement combattus, mais sous le contrôle d’un juge indépendant.
Les représentants du Snes ont fait les comptes : en quatre ans, il y a eu 81 nouveaux élèves dans le Var mais 32 suppressions de postes. De gauche à droite : Laurent Lopez, Maryvonne Guigonnet, Claudine Ferreri et Benoît Casals.
La décision de Nicolas Sarkozy de convoquer le Congrès avant l’été pour inscrire l’équilibre budgétaire dans la Constitution est l’une des grandes tartufferies de ce quinquennat qui n’en a pourtant pas manqué. Il est risible, pour ne pas dire grotesque, que ce soit le champion des déficits et de la dette qui propose désormais de les interdire dans la constitution.
Quelques chiffres pour lui rafraîchir la mémoire. En 4 ans, le déficit budgétaire de l’Etat a presque quadruplé. 40 milliards en 2007. 150 milliards en 2010. L’endettement a connu la même croissance vertigineuse : 1200 milliards en 2007. 1600 milliards en 2010. Un record absolu depuis la guerre. Et maintenant que la France est au bord de la faillite, maintenant que les agences de notation menacent de dégrader sa capacité d’emprunt, le chef de l’Etat n’a rien d’autre à proposer qu’un ajout constitutionnel. C’est le vice qui veut se racheter une vertu.
La règle d’or est contestable dans son principe et dangereuse dans ses conséquences. Contestable parce qu’aucune Constitution n’a jamais fait une bonne politique budgétaire. La réduction des déficits est d’abord affaire de volonté et de choix politiques. En 1992, le traité de Maastricht avait édicté des règles comptables tout aussi draconiennes. Qui ont été les premiers à les violer ? La France et l’Allemagne, celles-là même qui les avaient mises en place et qui donnent aujourd’hui des leçons d’équilibre à l’Europe entière.
Quant aux conséquences, on peut déjà les lire dans le pacte d’austérité que négocient N. Sarkozy et Angela Merkel et dont la règle d’or est la pierre angulaire : un grand coup de torchon sur le droit du travail et sur les conquêtes sociales. Jamais nous n’accepterons de graver cette logique réactionnaire dans notre loi suprême. La Constitution n’est pas faite pour dépouiller les Français. Elle est là pour garantir leurs droits et leurs libertés.
Quant aux leçons de gestion de M. Sarkozy, nous les attendons de pied ferme. Qui a rendu un budget quasi à l’équilibre ? Le gouvernement de Lionel Jospin. Qui a qualifié la France pour l’Euro ? Le gouvernement de L. Jospin. Ce Congrès de Versailles sera un moment de vérité et N. Sarkozy n’en sortira pas vainqueur.