En mars 2011, auront lieu des élections cantonales. Trois cantons de Toulon, le 2ème, le 5ème et le 9ème, sont renouvelables.
Dans l’édition de Var Matin du Grand Toulon du mercredi 15 décembre figure un article d’une quasi pleine page intitulé “Toulon 9 : une zone en pleine mutation“. Il débute ainsi : “Aucun autre canton n’a connu pareille transformation depuis 2004“…
Dans l’édition de Var Matin du Grand Toulon du jeudi 16 décembre figure un article d’une quasi pleine page intitulé “Toulon 5 : Robert Cavanna dans un fauteuil ?” (Le point d’interrogation est-il bien utile ?) Il débute ainsi : “Toulon 5 (…) est acquis à la cause de Robert Cavanna adjoint au maire de Toulon depuis 2004“…
En présentant de façon très élogieuse le bilan de deux conseillers généraux UMP sortants - Robert Cavanna et Jean-Guy Di Giorgio - sans le soumettre à contradiction Var Matin respecte-t-il l’objectivité journalistique ?
Une motion de défiance circule au sein des rédactions de Nice Matin et Var Matin, à l’égard de la politique financière, managériale et éditoriale du Groupe Hersant Médias (GHM) et du président de son directoire Philippe Hersant.
Ce texte a été voté à la quasi-unanimité (6 voix contre) par les quelque 140 journalistes (sur 285 au total dans les deux journaux) qui ont participé les 2 et 6 décembre à des AG organisées dans les rédactions de Nice et Toulon, selon des sources syndicales.[...]
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Rappelons pour mémoire que les sénateurs socialistes ont déposé en juillet 2009 une proposition de loi « visant à réguler la concentration dans le secteur des médias ».
Dans l’exposé des motifs, ils faisaient valoir que si « dans toutes les démocraties, la liberté de la presse et des médias est garantie », la situation du marché français des médias exige à ce titre une intervention du législateur. Les sénateurs socialistes poursuivaient : “En effet, il est connu et établi que, dans notre pays, de nombreuses entreprises éditant des titres de presse d’information politique et générale ou des services de radio ou de télévision à forte audience sont économiquement contrôlés par des groupes dont une part significative des revenus est gérée par des contrats avec des organismes publics (Etat, collectivités locales, établissements ou entreprises publics). »
« Ces relations économiques entre décideurs publics, quels qu’ils soient, et décideurs privés possédant des intérêts importants à la fois dans des marchés publics, quelle que soit leur nature (au sens du code des marchés publics ou sous d’autres formes de contrats administratifs, telles que délégations de service public ou partenariats public-privé), et dans le secteur des médias, font nécessairement naître des doutes sur le degré réel de liberté et d’indépendance des titres de presse ou des chaînes de radio ou de télévision concernés. »
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