Ce samedi, c’est une étape décisive de la rénovation du PS qui s’est ouverte. Primaire, renouvellement, parité, diversité : les socialistes ont ratifié le texte qui met en oeuvre une modernisation profonde de leur parti. Le texte du conseil national ratifié par les militants jeudi dernier, a été adopté par la convention nationale (146 voix pour, 3 contre et 4 abstentions).
Télécharger le texte adopté par la convention nationale
On ne touche pas au bouclier fiscal”, tonnait encore Nicolas Sarkozy en mars dernier. Le président de la République manque en effet rarement l’occasion de railler les promoteurs d’une taxation des plus riches : “S’il suffisait d’augmenter les impôts pour qu’il y ait de la justice sociale, depuis des années qu’on augmente les impôts gauche et droite confondues, on devrait être le pays le plus juste au monde !”
Télécharger l’article du Monde
Depuis une semaine, l’examen en deuxième lecture du projet de loi de réforme des collectivités territoriales au Sénat est le théâtre de revirements, de rebondissements et de situations dignes d’un mauvais vaudeville.
28 juin, acte I : après le revers infligé par la Commission des Lois du Sénat, qui avait rejeté le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours adopté par l’Assemblée Nationale pour l’élection du conseiller territorial, le gouvernement, fermement convaincu que le ridicule ne tue pas, n’a pas hésité à ré-introduire en séance un amendement rétablissant le scrutin uninominal majoritaire à deux tours comme mode d’élection du conseiller territorial.
29 juin, Acte II : alors que l’examen des articles et amendements afférant au mode de scrutin du conseiller territorial devait avoir lieu après la discussion générale en séance de nuit, la commission des Lois, avec le soutien bienveillant du gouvernement, a demandé la « réserve » de ces articles avant le titre V. Le gouvernement, en repoussant une discussion source de tensions et d’hostilités jusque dans les rangs de la majorité, prouve une fois de plus son malaise sur le sujet.
Lire la suite…
Les données de la comptabilité nationale montrent clairement que les déficits publics les plus importants se situent sous des gouvernements de droite. Seul le gouvernement de Lionel Jospin est parvenu à faire passer les déficits publics sous la barre des 2% du PIB.
Au cours de la période précédente, entre 1993 et 1997 sous les gouvernements d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé, les déficits dépassaient largement la limite des 3% du PIB fixée lors du traité de Maastricht. Depuis 2007 et l’élection de Nicolas Sarkozy, le déficit public explose, passant de 2,7% à 7,5% du PIB. Rien qu’en un an, il a augmenté de plus de quatre points!
La crise ne peut à elle seule expliquer cette explosion.