avr 23
1er mai pour une France juste et solidaire
La réforme des retraites est un enjeu essentiel, au plein sens du terme, pour notre pays. Il touche à l’avenir de notre système de solidarité, mais plus globalement à l’idée que l’on se fait de la justice sociale. Oui, une réforme est nécessaire, non seulement pour sauvegarder un système qui avec l’allongement de la vie a besoin de nouvelles ressources pour garder sa pérennité, mais aussi pour l’améliorer car il entretient encore trop d’inégalités notamment entre les hommes et les femmes, et d’hétérogénéité notamment entre le public et le privé. Pour résumer : réformer oui, mais pour le progrès. Or c’est tout l’inverse que le gouvernement annonce : réformer par la régression sur les droits déjà acquis.
Pourtant il est possible de conjuguer : maintien du système de retraite par répartition garant de la solidarité, maintien de l’âge légal de départ à 60 ans, prise en compte de la pénibilité du travail, l’élargissement de l’assiette des cotisations aux revenus du capital et du patrimoine, transparence des droits de chacun tout au long de son parcours professionnel.
Bien entendu tout cela est lié à la défense du pouvoir d’achat et des salaires, et à une politique de l’emploi et de lutte contre les licenciements. Pour le gouvernement, après le « travailler plus pour gagner moins », c’est le « travailler plus longtemps en cotisant plus, pour gagner moins à la retraite ». Le 1er mai, ce sera pour les socialistes, avec la gauche politique et syndicale, l’occasion de réaffirmer la nécessité de retraites justes, de salaires décents, et d’emplois stables, dans une France juste et solidaire. Il faudra être nombreux pour être entendu et préparer l’avenir.




