jan 21 2010
Régionales 2010 : le “challenge” de Michel Vauzelle
Personnalité emblématique de la vie provençale, Michel Vauzelle, ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, est un défenseur zélé de la cause républicaine. Chacune de ses tribunes lui offre d’ailleurs l’occasion de marquer son attachement aux notions de fraternité et de solidarité. Pas question de transiger sur le sujet, de renier l’égalité par l’éducation ou la santé, pourtant menacée par l’Élysée. « La défense de ces valeurs est un principe intangible », tranche-t-il.
Conserver le Conseil régional à gauche, le défi est immense dans une région où toutes les villes sont détenues par la droite. L’UMP y détient 36 des 40 sièges de députés. Impossible dans ces conditions de partir en ordre dispersé, alors qu’en face, l’unité est de façade. Il y a cinq ans, le député des Bouches-du-Rhône l’avait emporté avec 45,18 % des voix (73 sièges), contre 33,82 % à l’UMP (31 sièges) et 21 % au Front national (19 sièges). Cette fois-ci encore, la perspective s’annonce favorable. L’institut iSAMA a réalisé pour le comité de campagne de Michel Vauzelle une enquête auprès d’un échantillon représentatif des habitants du Provence- Alpes-Côte d’Azur. 806 personnes, âgées de 18 ans et plus, ont été interrogées par téléphone du 14 au 16 janvier dernier. Dans tous les cas de figure, Michel Vauzelle (PS) l’emporte. Au premier tour, la liste de Michel Vauzelle arrive en tête des intentions de vote avec 30% des intentions de vote. Thierry Mariani (UMP) arriverait en deuxième position avec 28%. Enseignement important ensuite : le score élevé que réaliserait le Front National avec 19% des intentions de vote et celui, en recul par rapport au sondage Opinionway-Fiducial d’octobre dernier, de la liste Europe Ecologie menée par Laurence Vichniewsky, qui ne recueillerait que 9 % des intentions de vote. Le MoDem ne décollerait pas (3%) et arriverait derrière le Front de Gauche (4%).
C’est la démocratie de proximité qui est le premier atout des socialistes dans ce combat. « Nous avons pris l’habitude de consulter la population sur toutes les décisions qui engagent notre avenir, se félicite Michel Vauzelle. Ainsi, sur le sujet du réseau ferré, nous avons créé quinze comités de lignes qui facilitent les échanges entre élus, usagers, professionnels du transport, autorités organisatrices et représentants associatifs. Chaque remarque recueillie alimente les évolutions de l’offre de service. Au nom de l’intérêt supérieur, nous privilégions l’union de la gauche et la discussion avec l’opposition », ajoute Michel Vauzelle, satisfait de son bilan.






