nov 07 2009
Communiqué de presse de Laurent POZZI-PASQUIER
Dans son édition du 5 novembre dernier, sous le titre « Insee Paca : de nombreuses zones de précarité », Var Matin consacre un article à une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) qui analyse les disparités existantes entre les 31 communes du SCoT Provence Méditerranée.
Comme indiqué, cette étude concerne l’année 2006, c’est-à-dire avant que l’économie mondiale ne soit plongée dans une crise majeure, profonde et durable.
La précarité était déjà « particulièrement marquée à Toulon, La Seyne et, dans une moindre mesure, Hyères ».
Qu’en est-il aujourd’hui ? Un nombre plus important encore de toulonnaises et de toulonnais sont en proie à une insécurité sociale galopante.
L’an dernier, lors du vote du budget, il était prévisible que la ville de Toulon allait se retrouver dès 2009 en première ligne pour répondre aux besoins de nos concitoyens en matière de solidarité et d’urgence sociale. Le groupe de la gauche toulonnaise avait tiré la sonnette d’alarme et fait des propositions très concrètes pour atténuer le choc de la crise pour les plus modestes.
La majorité municipale UMP les a alors non seulement réfutées, mais elle a en outre tablé sur une quasi-stabilité des dépenses sociales ! Cela lui impose aujourd’hui de réajuster au coup par coup les moyens à mettre en œuvre, notamment au niveau du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).
Naviguer à vue, sans réelles perspectives à moyen et long terme, c’est hélas la façon dont la majorité municipale aborde dans notre ville un certain nombre de dossiers majeurs, comme ceux du logement social et de la réduction des nuisances liées à la circulation automobile ou plus largement celui du développement urbain durable.
L’option prise unilatéralement par le Président de TPM, Hubert Falco, d’abandonner le Tramway sur rails au profit d’un Bus à haut niveau de service (BHNS), traduit cette incapacité à entrer dans la modernité en revoyant en profondeur les priorités et les méthodes au niveau local comme nous invite pourtant à le faire avec insistance, la crise majeure que nous vivons.






