juin 04
Sécurité : un bilan désastreux

Divers événements dramatiques survenus récemment, tirs d’armes à feu contre les forces de l’ordre à La Courneuve, sauvage agression d’une enseignante à l’arme blanche à Toulouse, comme la recrudescence des vols à main armée contre les petits commerçants, + 23% sur un an selon l’observatoire national de la délinquance, illustrent de façon évidente le bilan calamiteux de la politique sécuritaire de Nicolas SARKOZY.
Alors qu’il s’était fait le chantre de la tolérance zéro et qu’il pérorait sur le rétablissement de l’ordre républicain dans chaque quartier de notre territoire, force est de constater que depuis 2002, les agressions contre les personnes, les destructions de biens, les attaques des forces de sécurité sont en constante augmentation, sans que pour autant des actions efficaces soient menées pour y remédier.
Loin des querelles de statistiques et surtout des rodomontades médiatiques du président SARKOZY, beaucoup de citoyens de ce pays, de notre département du Var, et en particulier les plus fragiles d’entre eux, se rendent bien compte que les problèmes d’insécurité perdurent et « empoisonnent » leur quotidien.
Que n’aurait on pas dit et entendu si les Socialistes étaient à ce moment au pouvoir ?
La droite et ses alliés n’auraient pas manqué d’ironiser, en toute démagogie, sur notre laxisme, sur notre incapacité chronique à lutter contre l’insécurité…
Or, en démantelant la police de proximité, dont l’efficacité sur le terrain ne peut être niée, en supprimant systématiquement les moyens humains et matériels du ministère de l’intérieur, comme le démontre parfaitement le risque de retrait à TOULON de la police aux frontières, Nicolas SARKOZY et sa majorité ont méthodiquement organisé l’impuissance publique à prévenir et à réprimer les phénomènes de violence.
Le droit à la sécurité doit être assuré pour chaque citoyen, sur l’ensemble du territoire national. C’est une des conditions fondamentales de la liberté.
C’est pourquoi, la section de Toulon du Parti socialiste :
- dénonce vigoureusement l’échec de la politique sécuritaire de Nicolas SARKOZY,
- appelle solennellement à un effort budgétaire important au profit de la sécurité ainsi qu’à la restauration d’une police de proximité, digne de ce nom.
Me Laurent POZZI-PASQUIER






