mai 26
Le tramway sur rails « virtuel » fait une première victime…
La presse est un outil majeur de démocratie mais, parce qu’elle a l’immense pouvoir de sélectionner les nouvelles, les opinions et les idées, il lui faut impérativement être indépendante.
Le nombre important de titres de la presse écrite dans notre Pays, masque une concentration croissante des entreprises de presse, ces dernières années. Les groupes industriels et financiers qui les détiennent dépendent, par leurs marchés, de l’Etat et des collectivités territoriales et donc, du pouvoir politique.
Le Groupe Hersant Media (GHM) est, depuis fin décembre 2007, propriétaire de la société Nice-Matin qui comprend entre autres, les journaux « Nice-Matin », « Var-Matin », « Corse-Matin », « La Provence ».
Alors que la presse régionale a le devoir d’interpeler les élus qui décident de l’avenir de nos territoires, dans un article intitulé « Coup de mistral à « Var-Matin », « Le Canard enchaîné » du mercredi 20 mai 2009, révèle que, Patrice Maggio, patron départemental du quotidien, a été rétrogradé comme simple reporter et expédié à Marseille parce qu’il « avait le tort de ne pas assez vanter les mérites du maire UMP de Toulon et sous-ministre Hubert Falco».
« Le Canard enchaîné » qui précise que c’est un adjoint du maire qui a appris la nouvelle à un journaliste de Var-Matin poursuit : « En mars déjà, le chef du service reportage de « Var-Matin » et ex-correspondant du « Monde » Lilian Renard, pas vraiment en odeur de sainteté à la mairie de Toulon, avait fait l ‘objet d’une promotion » : une mutation aux pages locales de « La Provence », à Aubagne ».
Ces événements extrêmement graves et consternants, ne sont pas de nature à améliorer les relations que les citoyens entretiennent avec leurs élus. Ils démontrent, si besoin était, que le cumul et la reconduction excessive des mandats à l’échelon local favorisent l’instauration de féodalités verrouillées et les dérives qui les accompagnent telles que l’arbitraire, le fait du prince, l’opacité des choix dans l’utilisation des crédits publics, le mélange des genres…
Les socialistes toulonnais :
- dénoncent les comportements de plus en plus autoritaires du maire de Toulon, président de TPM et membre du gouvernement, qui semble avoir perdu tout sens des réalités, et de la mesure,
- apportent leur soutien aux deux journalistes sanctionnés de Var Matin, ainsi qu’à ceux qui ont voté le principe d’une grève.
Me Laurent POZZI-PASQUIER







