
L’examen de la proposition de loi sur le travail du dimanche - une “obsession idéologique” de Nicolas Sarkozy - a débuté, mercredi 17 décembre dernier, à l’Assemblée Nationale, dans une ambiance électrique.
Le texte a fait l’objet d’une vaste fronde de la gauche, mais aussi d’une soixantaine de députés UMP et les débats, houleux, ont tourné court, après que le Président du groupe UMP, Jean-François Coppé, ait demandé une suspension de séance.
Le lendemain, le Premier ministre, François Fillon, a annoncé que l’examen de la proposition de loi reprendrait en janvier, une fois que “les esprits” se seraient “calmés”.
La section de Toulon du Parti socialiste affirme son attachement au principe d’une interdiction du travail le dimanche. Cette interdiction est déjà assortie de suffisamment d’exceptions dans le commerce et l’industrie. Autoriser l’ouverture inconditionnelle des magasins et usines le dimanche constituerait une terrible régression sociale, lourde de menaces pour les droits des salariés.
Les socialistes toulonnais suivront avec une attention toute particulière les débats sur la proposition de loi ainsi que les votes des députés UMP du Var des 1ère et 2ème circonscriptions de Toulon, Geneviève Levy et Philippe Vittel et ils ne manqueront pas d’en faire part sur leur blog : www.pstoulon.org
Le Président de la République proclamait le 28 juin dernier « La France a besoin de l’Education populaire (…) On soutiendra l’Education populaire de façon totale. ».
En complète contradiction avec ces propos, son gouvernement vient de programmer, sur deux ans, un désengagement financier massif de l’Etat en faveur des associations d’Education populaire.
Les choix gouvernementaux auront, compte tenu de leur brutalité, des conséquences lourdes sur ces associations déjà très fragilisées par les précédents arbitrages budgétaires. Ils vont conduire à :
- la disparition de nombreux loisirs éducatifs et de vacances collectives,
- la disparition d’actions éducatives scolaires et péri-scolaires,
- la disparition d’actions culturelles,
- la disparition de formations d’animateurs et responsables volontaires ou bénévoles,
- la disparition d’actions éducatives à la citoyenneté, au développement durable,
- la disparition de certaines aides au logement,
- la disparition d’un projet et de valeurs (formation globale permanente, coéducation tout au long de la vie…) hérités du siècle des Lumières.
Ces mesures menacent de nombreux emplois associatifs, à Toulon et sur le département.
Au moment où ce même gouvernement envisage de réduire l’âge de la responsabilité pénale à 12 ans, la section de Toulon du Parti socialiste invite fermement les élus et acteurs locaux, plutôt que de considérer les jeunes comme des adultes et de consacrer toujours moins pour eux, à conduire une politique ambitieuse et volontariste, afin :
- les aider à devenir citoyens et à s’insérer dans une société à laquelle ils accèdent malheureusement de plus en plus tard,
- d’accompagner et de soutenir leurs pratiques artistiques et culturelles,
- de favoriser leur engagement dans des projets culturels, humanitaires, sociaux, sportifs et économiques.
Une société qui oublie sa jeunesse n’a pas d’avenir !
Un collectif « L’Education est notre avenir » qui réunit les principaux syndicats de l’Education, des lycéens et des parents d’élèves, a appelé à une journée de manifestations, sans recours à la grève, partout en France, mercredi 10 décembre 2008, contre les mesures éducatives du gouvernement.
Suppression de postes, abrogation des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficultés (Rased), remise en cause de l’école pour les tout petits à partir de 2 ans, réductions budgétaires, mais aussi réforme du lycée et des IUT, la section de Toulon du Parti socialiste est solidaire de ceux qui refusent la casse de l’Ecole et des services publics de l’éducation et de la recherche.
Elle réclame une autre politique et exige un effort budgétaire propre à assurer l’avenir de la jeunesse.